Ars-sur-Moselle est une ville d’origine gallo-romaine, née avec la construction de l'aqueduc romain (IVème siècle après J.C.) qui alimentait Metz et ses thermes en eau.

A l’époque médiévale, c’est une enclave de l'Evêché de Metz, réputée pour sa production viticole et ses moulins à papier. Durant cette période est construite l'église fortifiée Saint-Martin.

C'est au XIXème siècle que la ville connait un réel essor industriel avec ses mines de fer.

Peu avant la Grande Guerre est construit le fort Driant. Celui-ci résiste en 1944 aux assauts de l'armée américaine.

Patrimoine à découvrir

Patrimoine historique

  • Eglise fortifiée Saint-Martin : bâtie au Moyen- ge sur l'emplacement fortifié de la ville, elle est détruite en 1807 puis reconstruite en 1816.
  • Chapelle Saint-Roch : elle date de 1867 et est construite à la suite d'un vœu fait pendant l'épidémie de choléra en 1866.
  • Le temple protestant : rue Wilson, il est édifié en 1854.
  • Portail de la maison Morlanne : un portail Renaissance à colonnes corinthiennes, frises et armoiries, classé Monument Historique. Etienne Pierre Morlanne, fondateur de l'école des sages-femmes, a créé à Ars en 1593, une maternité pour les filles mères avec la congrégation des sœurs de la charité chrétienne.
  • Arches romaines : sept arches constituant l'aqueduc romain se profilent dans l'axe d'un bassin de réception des eaux. L'aqueduc alimentait en eau Metz et les thermes du quartier de l'amphithéâtre.
  • Le fort Driant : Sur un éperon avancé des côtes de Moselle, d'une altitude de 360 m, il est construit en 1900 et dénommé alors Feste-Kronprinz. C'est lui qui en 1944 résiste trois mois durant aux attaques de la 3ème armée américaine aux ordres du général Patton.


Patrimoine naturel et balades

  • Vallée de la Mance : un charmant petit ruisseau qui parcourt une vallée froide avant de sillonner la ville. On y trouve des arbres et des plantes rares, en particulier des edelweiss.

Jeu estival 2021 : Le plus petit bassin municipal de France !

Rencontre avec M. Jean-François Stryjak, Ambassadeur d'Ars-sur-Moselle.



Lorsqu'après la Libération en 1945, l'élection des conseillers municipaux fut décidée, les candidats dont M. FRECHIN Maurice était tête de liste, mirent sur leur programme la création des bains-douches municipaux. 

Cette construction nouvelle était indispensable quand on pense que la grande majorité de la population était ouvrière et que la possession d'une salle de bains était, à l'époque, un luxe réservé à de rares privilégiés de la commune. Ce projet, cependant, ne voit pas le jour immédiatement puisqu'il fallut attendre que les services publics sinistrés, église, école, hôtel-de-ville, abattoir, lavoirs, canalisation d'eau, réseaux d'assainissement, etc ... soient remis en état, avant d'en créer de nouveaux.

 

Le projet est voté en 1949 : est actée la construction des bains-douches, de la piscine, ainsi que d’une salle de fête au-dessus (en surélevant le bâtiment). Le tout financé par la commune, et les plus gros contribuables de l’époque, que l’on appellerait mécènes de nos jours. La construction est le fruit du travail de très nombreux bénévoles !

 

L’inauguration de la piscine a eu lieu au début de l'année 1952 (janvier-février), aucune date n’est mentionnée sur la plaquette inaugurale. A noter que la piscine d’Ars sera la seule entre Metz et Nancy jusqu’en 1972 (deux décennies !).

Très vite, un club de natation s’est mis en place, "Les Tritons Arsois", devenu "la NAT’ARSOISE". Il est toujours en activité, avec environ 250 licenciés par an, et de nombreux champion(ne)s qui sont passés par là.

 

Sa particularité : c’est la plus petite piscine municipale de France avec une longueur de bassin de 14,28m. Mais pourquoi ? Tout simplement car il n’y avait plus assez d’espace disponible pour bâtir un bassin plus grand. Le chiffre de 14,28m n’a tout de même pas été choisi au hasard … 7 longueurs de bassin font 100m (99,96 pour être précis !).

 

Tous les carrelages sont d’origine, la caisse à l’entrée également. La piscine d’Ars-sur-Moselle, outre les bons résultats de ses nageurs et une fréquentation assidue des scolaires du canton et au-delà, fait partie du patrimoine historique local. Elle fêtera ses 70 ans l’année prochaine en 2022.