D'après l'étude des registres de la paroisse, le village est aux XVIIème et XVIIIème siècles d'abord essentiellement peuplé de vignerons. Le sous-sol argileux de la commune permet la création d'une tuilerie qui attire au XIXème siècle de nouvelles familles d'ouvriers tuiliers. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le village est évacué au début des hostilités : au cours de la bataille de Metz, de septembre à novembre 1944, le bourg est détruit à 90 % par les bombardiers américains et les combats.
Aujourd'hui s'y trouve encore une nécropole militaire allemande de la Grande Guerre. Les sentiers alentours permettent de belles balades sur les coteaux.

Patrimoine et activités à découvrir

  • La nécropole militaire allemande de la Première Guerre mondiale
  • Le parc multi-activités Pokeyland
  • Les calvaires du XIXème siècle
  • Le domaine viticole Sommy

Jeu estival 2021 : Ce que les abbés, curés, pères, ont apporté à la commune de Fey.

Rencontre avec M. Dufour, Ambassadeur de Fey.



L’Abbé Marchal est une figure quasi sainte pour les habitants du village. Au début c’est de lui qu’on voulait me parler, mais finalement, comme son histoire est déjà sur le site du village, les récits se sont orientés sur l’action de ses successeurs.

L’abbé Brecher
L’abbé Félix Brecher a été expulsé en 1940, comme pratiquement tout le village (dans la Haute Vienne et en Dordogne). En 1944, les Américains ayant bombardé et détruit le village de Fey, il a fallut tout reconstruire quant tout le monde est rentré. C’est à ce moment-là que l’abbé Brecher a demandé qu’une niche soit ajoutée à chaque nouvelle maison sur la droite des portes, en hauteur, pour accueillir une statue de la vierge.

Les pères Oblats d'Augny
Par la suite, 1957-58, ce sont les pères Oblats du séminaire d’Augny qui prennent la relève. Ils font le nécessaire pour terminer l’église actuelle (installation les vitraux, pose du sol etc.). A cette époque il y avait encore des maisons en bois habités, en bas du village, sur la route de Cuvry en attendant que la « reconstruction » du village soit terminée. Et une petite chapelle en bois faisait office de lieu de culte.
C’est donc en 1959 que les Pères Oblats d’Augny organisent le transfert de « l’Eucharistie » de cette petite chapelle dans la nouvelle église terminée et consacrée. Toute la population du village y est montée en procession, précédée par l’harmonie municipal de Corny. Ça été un moment très fort. Après ça les Pères Oblats ont commencé les nouvelles célébrations dans l’église. Elles ont marqué les esprits d’autant plus que les gens n’avaient plus l’habitude d’une grande église et que les Pères avaient le chic pour faire de belles cérémonies.
Ils nous ont aussi ouvert à une vie plus culturelle et plus sociale.
Je me rappelle qu’ils nous ont fait participer à plusieurs reprises à la fête de la ST Christophe de Sillégny. A l’époque, toute les communes voisines de ce village pouvaient y faire défiler un char et là, pendant 2/3 ans, Fey, par l’intermédiaire des Pères Oblats y a participé. Je me souviens d’une année ou le thème était « les comptines », et d’un char en particulier. On avait tiré au sort, « il était un petit navire ». Alors pour construire le char du village on s’est rendu à la ferme du séminaire des Pères Oblats à Augny, et on a construit sur une remorque agricole un magnifique bateau. Il était vraiment très beau, une structure en bois recouverte de grillage pour pouvoir y mettre les fleurs que tous les bénévoles ont accroché la nuit précédant le défilé. « On a fait un tabac, c’était magnifique ». Il faut dire que pour construire ce bateau, on a eu un coup de main d’un décorateur du théâtre de Metz venu donner un coup de main aux bénévoles.
Cela a duré jusqu’en 1970/72.

L’abbé Oberlé
Par la suite est arrivé l’abbé Oberlé, C’était un monsieur très gentil, très sympathique, très social. Il était même vraiment exceptionnel, gentil avec tous et aimé de tous.
Pas avare du tout, c’est lui qui a financé l’installation du chauffage central au presbytère, avec ses propres deniers. Il a aussi financé avec son argent et construit de ses propres mains un garage dans le jardin du presbytère. Et c’est justement en faisant le terrassement de ce garage, qu’il exhume un calvaire dont personne ne connaissait l’existence. C’est le calvaire qu’on appelle « aux cerises » aujourd’hui placé en face de la mairie, sur le square. L’abbé Oberlé ira même jusqu’à payer la rénovation du calvaire par l’intermédiaire de la mairie.
Il sera aussi à l’origine du « sauvetage » de la chapelle construite par son prédécesseur l’Abbé Marchal. Elle était en très mauvais état à la suite de la guerre (l’église voisine avait été partiellement détruite et elle aussi avait été touchée). Quasi insalubre, sa destruction semblait inévitable. L’abbé Oberlé a donc pris l’initiative en cherchant des maçons, des ferronniers,… uniquement des bénévoles pour la reconstruire. Une fois la chapelle reconstruite, ils sont allés chercher les restes (reliques) de l’abbé Marchal pour exaucer son vœu d’être inhumé à Fey, et ils l’ont enterré sous la chapelle.
Par la suite, cette chapelle a servi tous les jours, car l’abbé Oberlé y célébrait vers 18h une messe suivie par ses paroissiennes (les plus âgées). A sa retraite, il quitta Fey.


Voilà un peu tout ce que les curés, les abbés, les Pères, ont apporté à Fey. De l’animation, de l’entraide, du social pour tous. On a vraiment été marqué par les curés, à l’époque dans notre village.