L'origine du village remonte à 745, lorsqu’il pend le patronyme de « Prunido ». Celui-ci tire son origine du mot « prune », du fait de la présence de mirabelliers sur le territoire. Ce n'est qu'en 1404 que le nom se rapproche de sa forme actuelle.
Contrairement à sa voisine Pournoy-la-Grasse, la « Chétive » a, dans le courant du Moyen-âge, connu des périodes de maigres récoltes et de pauvreté.

Le village est épargné par la guerre de 1870 et la Grande Guerre, contrairement à la Seconde Guerre mondiale puisqu’il est détruit dans sa totalité en 1944.

Patrimoine à découvrir




  • L'église Saint-Rémi       
  • La fontaine au centre du village
  • Le parc aux trois nationalités


Blason de la commune

« Parti de Lorraine, et d'un coupé de gueules à 3 tours d'argent ouvertes et ajourées du champ, posées et rangées en bande ; et d'or à la tour de sable ouverte et ajourée de gueules. »

Blason ville fr Pournoy-la-Chétive 57




Les armoiries suivantes figurées au blason dessiné :

 

Parti mi-coupé au 1 d’or à la bande de gueules chargée de trois alerions d’argent au 2 de gueules à trois tours d’argent maçonnées de sable rangées et posées en bande, au 3 d’or à la tour de sable maçonnée de sable ouverte de gueules.





Jeu estival 2021 : Saviez-vous que pendant le 2ème guerre mondiale, Pournoy-la-Chétive avait été officiellement rayé de la carte ?

Rencontre avec Mme Martine Juste, Ambassadrice de Pournoy-la-Chétive.



Fortement touché par les bombardements de la seconde guerre mondiale, Pournoy-la-Chétive ne s’est presque jamais relevé de ce massacre humain et matériel... à tel point que le petit village situé au sud de Metz aurait dû devenir un terrain d’aviation.

 

À l’époque, le maire de la commune M. Emmanuel Delacour, tenace et obstiné, entreprit lui-même toutes les démarches nécessaires pour la survie du village.

 

M. Delacour, après l’officialisation de la libération du village en septembre 1944, se rendit à la préfecture de Metz en criant « je veux reconstruire mon village, aidez-moi » Ignoré de tous et considéré comme « fou », il se mit à l’ouvrage, seul, avant d’être rejoint par quelques habitants eux aussi décidés à retrouver une vie normale.

 

Sa première action a été d’enterrer 110 vaches alors mortes depuis longtemps.

Après cela, s’en est suivi la reconstruction du café. Cette « baraque » fut la première d’une longue série. 30 au total, ces « baraques » servaient notamment de refuge pour accueillir les habitants expulsés par les allemands un peu plus tôt, d’église, de forge et de mairie.

 

Tout était en bois, comme ces petites villes provisoires de chercheurs d’or !

 

À partir des années 60, le bois a laissé place aux constructions « en dur ». Cette époque marquera le renouveau d’un village qui 15 ans plus tôt, avait disparu.

 

À savoir :

- Pendant la seconde guerre mondiale, le village de Pournoy-la-Chétive fut libéré 13 fois.

- Le 31 décembre 1946, le Journal Officiel publie l’acte de décès du village de Pournoy-la-Chétive. En effet, aucun habitant n’avait pu répondre à l’appel au recensement lancé le 10 mars 1946.