Le village se développe dès la fin de l'antiquité. Au Moyen- ge, il est détruit à plusieurs reprises lors des conflits impliquant Metz, puis déplacé au XVIIIème siècle pour permettre la construction du Fort de Bellecroix.

L'édification du Fort de Saint-Julien est entreprise en 1867. L’ouvrage militaire est achevé pendant l'Annexion. Utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale, il abrite aujourd'hui un restaurant non loin de la zone de loisirs.


Patrimoine à découvrir

  • L'église inaugurée en 1966
  • Le Fort de Saint-Julien, rebaptisé « Feste Manteuffel » lors de l’Annexion allemande. Il connut son baptême du feu fin 1944, lors de la bataille de Metz.
  • La zone de loisirs : complexe cinématographique, bowling, restaurants, …
  • Les archives départementales de la Moselle 


Jeu estival 2021 : Légende du château de Grimont

Rencontre avec M. Guy Tiercelin, Ambassadeur de Saint-Julien-lès-Metz.



La légende se passe au Château de Grimont, une enceinte historique du 15ème siècle.

 

Entre les différents seigneurs qui y ont vécu, j’aimerais relever une légende en particulier.

Celle du Seigneur Richard de Grimont, ancien propriétaire des lieux.

Marié avec une châtelaine, leur couple laissait à désirer. Lui, était violent et dangereux pour son épouse. Elle, souhaitait simplement vivre une vie paisible et espérait que la venue d’un possible héritier allait calmer les ardeurs du Seigneur.

 

Un jour, alors qu’elle allait faire un pèlerinage aux alentours de Metz, la châtelaine rencontra par surprise son époux qui était avec une autre jeune femme. Seigneur Richard de Grimont, se sentant épié, s’en prit une nouvelle fois à sa chère femme et se sauva en la laissant sur place.

 

Inconsciente, la châtelaine fut réveillée par une fée qui la rassura. « Vous allez être mère » lui dit la fée. « Pensez à votre enfant, moi, je me chargerai de votre époux ».

 

Un autre jour, la châtelaine se promenait dans le parc de Grimont et entendit au loin une voix de jeune fille « maman, maman » ... toute étonnée, elle s’exclama « c’est ma fille ? » ? À ce moment-là, la fée apparaît en lui disant, « comme je vous l’avais promis, je m’occupe de votre fille, il est beaucoup trop dangereux pour elle de la laisser avec son père. Ne vous inquiétez pas, je m’en charge et quand elle sera grande, on se reverra ».

 

Malheureusement quelques années plus tard, la châtelaine tombera malade et décédera.

20 ans après, le Seigneur Richard de Grimont invitera le Compte d’Argancy avec son fils Armand pour faire une partie de chasse. Le jeune homme, en se promenant dans le parc de Grimont aperçut une jeune fille très belle et en tomba amoureux. De retour aux châteaux, il demandera à ses parents de revoir cette fille. Ses parents, surpris par la volonté du jeune homme lui répondirent que cette fille était beaucoup trop jeune pour lui et que de toute façon, elle n’était pas issue d’une famille noble. Le Seigneur Richard de Grimont acquiesça.

 

Le temps passe et devant l’état inconsolable de leur fils, les parents d’Armand décident de retourner sur Grimont et tombent nez à nez avec la fée. Cette dernière expliqua que la jeune fille avait grandi et qu’elle allait apparaitre. À peine quelques secondes plus tard la voilà ! Armand la voit et la trouve encore plus belle et ravissante qu’auparavant. Ses parents, en accord avec la fée et le Seigneur Richard de Grimont tombent d’accord pour fixer une date de mariage qui devait avoir lieu à Grimont même. Le jour du mariage, la jeune fille et son futur époux se présentent mais la fée les fera disparaître. Ni les parents du jeune Armand ni Richard de Grimont ne les reverront.

 

Le seigneur, devant cette situation et pour remédier à cette disparition se rendit à Rome pour implorer le pardon. La légende raconte que tous les ans à la même période, un fantôme venait frapper à la porte de Richard de Grimont. Apeuré, le Seigneur n’a jamais osé ouvrir... et cela jusqu’à sa mort.


À savoir : M. Guy Tiercelin est l'auteur de l'ouvrage "Saint-Julien, votre village en vers" une édition de photopoésies sur les noms de rues de la commune de Saint-Julien-lès-Metz. Une poésie sur la Château de Grimont y est également présente.