Sainte-Ruffine est habitée dès le néolithique. Son étymologie est attestée depuis 927. C’était un village thermal au cours du IIème siècle, mais la fragilité du sol a eu raison de ses thermes.
Témoin également de son riche passé antique, une chapelle est édifiée au XVIIIème siècle sur des fondations mérovingiennes.

Durant plusieurs siècles, son activité principale a été la viticulture, comme en attestent le pressoir à bascule du XIVème siècle ou encore les anciennes maisons de vignerons.

Patrimoine à découvrir

  • L'église construite en 1726, remaniée au XIXème siècle.
  • La chapelle Notre-Dame, mitoyenne à l'ancienne église médiévale démolie au début du XVIIIème siècle, renfermant une Vierge du XVème siècle.
  • Le pressoir du XIXème siècle fabriqué à partir d'éléments d'un ancien pressoir à bascule.
  • Les anciennes maisons de vignerons et maisons du XVIIIème siècle
  • Deux lavoirs
  • La balade nature « Sur les traces des Romains » : télécharger la carte des balades nature de l'Eurométropole de Metz


La Gloriette de Sainte-Ruffine : de la guerre de 1870 à la guerre des boutons !

Rencontre avec André Reitz, Ambassadeur de Sainte-Ruffine.

À Sainte-Ruffine, tous le monde connait “La Gloriette” ! Pour y accéder, il faut emprunter le sentier du Haut-Bruyère. Mais avant d'aller plus loin, revenons un moment sur la définition d'une gloriette. Une gloriette désigne une bâtisse, une maisonnette, un pavillon ou une tonnelle.

Les habitants de cet ancien village de vignerons y tiennent à cette gloriette... notre ambassadeur André Reitz le premier. “C'est un endroit tout à fait exceptionnel avec une vue à 180 degrés sur la Vallée de la Moselle” nous dit-il. À en constater par les photos, c'est vrai ! Surplombant la nature avoisinnante, sa situation stratégique a été utilisée à plusieurs périodes.

La première, lors de la Guerre de 1870. Ensuite pendant la Guerre des Boutons ! André se souvient. “Ici à la gloriette, j'ai accompagné une équipe d'adolescents qui voulaient défendre Sainte-Ruffine. Les opposants venaient de Moulins-lès-Metz, plus bas donc”. Les uns et les autres essayaient de monter jusqu'à la gloriette pour récupérer le territoire. Ils avaient des bâtons et utilisaient de grosses mottes de glaise comme projectiles. Quoi qu'il en soit, les Ruffinois, moins nombreux que leurs adversaires gagnaient grâce à leur position haute. “Pour la petite histoire, quand nous gagnions, nous retenions toujours 1 à 2 enfants comme prisonniers avant de les relacher. Mais pour marquer nos victoires de part et d'autre, nous coupions les boutons de bretelles qui servaient à maintenir les pantalons. De ce fait, ceux qui perdaient étaient contraints de rentrer chez eux en tenant leur pentalon sous peine de le perdre !

À une toute autre époque, la gloriette de Sainte-Ruffine servait aussi comme point de rencontre pour les vignerons. De là, les principaux intéressés se réunissaient, surveillaient les vignes et prenaient les décisions liées à la viticulture. Enfin, il servait aussi d'observatoire à l'armée française pendant la 1ère guerre mondiale.

Lorsque j'étais plus jeune, on l'appelait aussi “le petit coin des amoureux”. Beaucoup de couples se sont rencontrés ici et se donnaient rendez-vous à la gloriette pour passer un moment intime. Me concernant, je me rappelle que j'ai rencontré ici-même ma future épouse. Et malgrés mon âge, j'y reviens encore aujourd'hui !

À savoir : La commune de Sainte-Ruffine accueillera le Festival Hop Hop Hop le dimanche 11 juillet au 12 rue des Tilleuls.