Au Moyen-Âge, le village était un fief de l'évêché de Metz, avec son château fort. Réplique presque identique du château, le domaine seigneurial de Bagneux a été édifié en 1224.
De par sa situation géographique, le village marquait la frontière entre le Reich et la France durant les deux périodes d'annexion. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Vernéville est bombardée, brûlée et saccagée en raison de son statut de poste-frontière.

Patrimoine à découvrir

  • Le château fort avec sa tour-porche de 1626
  • Le domaine seigneurial de Bagneux construit en 1224
  • L'Église néo-romane Saint-Éloi de 1880



Mémoire et honneur aux mineurs de Vernéville dans les années 60.

Rencontre avec M et Mme Mathis.
Vernéville a été dans son histoire un village de mineurs. Les 2 sites les plus exploités étaient : la mine de fer de Sainte-Marie-aux-Chênes et la mine du Paradis. Mais ça, nous sommes nombreux à le savoir. On sait aussi que tous ces hommes faisaient les « 3x8 ».
Mais savez-vous ce que signifiait faire les « 3x8 » à l’époque ?
Cela signifie que la 1ère semaine, les travailleurs commençaient à 6h du matin pour finir à 14h. La seconde, de 14h à 22h et la troisième, de 22h à 6h du matin.
J’aimerais véritablement relever le courage de ces hommes car il ne faut pas oublier que pour aller de Vernéville à Sainte-Marie-aux-Chênes et jusqu’à la mine du Paradis, ils devaient marcher chaque jour, entre 7km et 9km, pour aller et pour revenir du travail après un poste qui n’était pas de tout repos.
Ces quelques 20km/jour, ils les ont faits, seulement à partir des années 60-65, en auto. Avant cela, c’était en mobylette. J’en ai même connu qui le faisait en bicyclette.
En ce temps, il faut se souvenir que les hivers étaient beaucoup plus rigoureux qu’aujourd’hui. Parfois, ils partaient à pied, dans la neige ou sur le verglas.
J’aimerais également rappeler que les jeunes partaient travailler à la mine dès l’âge de 14 ans, et qu’à l’âge de 17 / 18 ans, ils chargeaient le minerai à la pelle, à raison de 8 tonnes par jour.
L’un des mineurs m’avait fait une confidence à l’époque. Il m’avait dit que sa mère lui avait cousu du cuir sur le pantalon pour lui protéger la cuisse lorsqu’il pelletait, la cuisse étant une partie d’appui pour réaliser le mouvement.
Quelle opiniâtreté au travail en sachant qu’ils devaient encore garder de la force physique mais aussi psychologique pour descendre dans les « trous » d’une profondeur allant de 150 à 200 mètres environ à raison de 6 jours sur 7 par semaine.
Enfin, ces mineurs, après avoir fourni de tels efforts tout au long de la journée, trouvaient le temps et le courage d’aider les agriculteurs avec le bétail, de semer les champs pour récolter les pommes de terre, betteraves, légumes ou de faire du bois pour se réchauffer les soirs ».